Heureux comme un français…

interview Franchement Bien Yves Loison

…en France

Invité Franchement Bien

Interview d’Yves Deloison,
auteur de l’ouvrage  » Heureux comme un français en France »
aux éditions Presses de la Cité

 

Franchement Bien: Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage « Heureux comme un français en France » et ce qui vous a motivé pour l’écrire ?

Yves Deloison: Le sous-titre du livre « Pour en finir avec les râleurs, les dénigreurs, les pessimistes et les déclinistes » donne le ton. J’en ai assez d’entendre la même rengaine du catastrophisme depuis des années. Rendez-vous compte qu’en 1987, le magazine Le Point titrait déjà « Le déclin de la France ». Certes, le taux de chômage ou les finances publiques sont des motifs d’inquiétude. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de place que pour les « déclinologues » et les médias font de la surenchère. Le French Bashing porte tellement ses fruits que le moral du pays est gravement atteint. Et les Français eux-mêmes se font le porte-voix du pessimisme véhiculé par les élites. Chacun y va de son qualificatif : assistés, râleurs, égocentriques… Quant à notre système, il est coupable de freiner la réussite, la créativité, l’esprit d’entreprise et pousse les Français à déserter le pays. Plutôt que de se laisser plomber par la dépression collective et pour en finir avec nos névroses hexagonales, j’ai mis à l’épreuve les stéréotypes et préjugés à l’égard de notre pays et de nous-mêmes.

Proposez-vous des pistes, des suggestions pour que les français retrouvent l’optimisme ?

« Je propose de nous regarder le nombril – il paraît que les Français adorent ça – non pour nous repaître de nos succès ou de nos atouts, mais pour tenter de faire bouger nos propres représentations de la France. Objectif : mettre en perspective ce que nous croyons dur comme fer, mais qui n’est pas avéré. Les Français sont paresseux ? Évaluons le sujet à l’aune de données internationales et de témoignages, notamment. Il ne s’agit pas de répondre systématiquement par oui ou par non, mais de mettre nos certitudes à l’épreuve et de prendre de la distance afin de mieux bousculer nos a priori. Ce qu’on croit être de l’ordre de la vérité absolue ou de l’évidence l’est-il vraiment ? Si la France n’est pas le nombril du monde – pourquoi le serait-elle, d’ailleurs, et l’a-t-elle jamais été ? –, un peu d’estime de soi ne peut nuire à personne, surtout pas à une population qui passe son temps à se faire du mal. »

Et la France ? Quels sont ses atouts pour rendre les français heureux ?

Si l’ouvrage est résolument optimiste – un optimisme que j’espère contagieux – et s’il recense une multitude de raisons d’être heureux, il n’est pas pour autant béat. Je fais preuve d’esprit critique mais constructif. Enquête, chiffres et témoignages à l’appui montrent une France entreprenante, innovante, efficace. Et contrairement aux idées reçues, il y a de quoi se réjouir de vivre dans l’Hexagone. La France n’est pas un pays de fainéants, figé, dépassé, renfermé et qui ne rayonne plus. Sa capitale, Paris, n’est pas finie, loin de là ! Je souligne aussi que nos modes de vie et les spécificités françaises que je passe en revue font toujours rêver à l’étranger. 

Franchement Merci! Nous tentons tous, chacun à notre manière,  d’être « heureux comme un français en France », sur Franchement Bien, nous croyons en  l’infopositive et parlons chaque jour de ce qu’il se passe de Franchement Bien en France.

Travailler sur ce sujet m’a fait franchement beaucoup de bien, j’espère que les lecteurs en profiteront tout autant !

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