Garçon, un kir s’il vous plait !

Histoire du Kir

ça y est, les beaux jours arrivent enfin et …. avec le soleil, les terrasses, une franche envie d’apéro!

On sait que l’heure de l’apéro est un moment culte dans le coeur des français.

Parmi les boissons préférées, à l’apéritif, sur le zinc ou en terrasse avec des amis, le kir se situe en bonne place avec le rosé, la bière ou le mojito.

De jolie couleur rosée, légèrement sucré, le kir est constitué d’1/5 de crème de cassis et 4/5 de vin blanc de Bourgogne aligoté

Mais d’où vient son nom et quelle est son histoire ?

Autrefois appelé  » Blanc cassis » ou « Blanc cass » , le kir vient de la région de Bourgogne et doit son nom au chanoine Félix Kir.

Remontons en 1876, le cassis est cultivé aux portes de Dijon et cette boisson est fort populaire auprès des ouvriers,  le côté sucré de la crème de cassis servait à atténuer l’acidité du vin blanc aligoté.

Le Chanoine Kir, pendant la 2nde guerre rentre dans la resistance puis devient Maire puis Député. Grand communiquant, il sera aussi journaliste. Pour faire des économies et multiplier les réceptions à la mairie, le Chanoine Kir, décide de remplacer le champagne par cette boisson qui, bien moins chère, permet aussi de faire connaitre et défendre les produits de Bourgogne.

Les réceptions allaient bon train et certaines mauvaises langues disaient à l’époque que la mairie était le plus grand débit de boisson de la ville de Dijon!

Dans les années 50, le chanoine a popularisé le blanc cassis a tel point qu’on a associé son nom à ce cocktail : ainsi est né le kir !

Une entreprise de liqueur obtint le droit auprès du chanoine, d’utiliser le nom à des fins commerciales. Un peu plus tard, Felix Kir voulu donner la même possibilité aux autres liquoristes dijonnais mais, c’était trop tard! A l’issue d’un procès long de douze an, seule l’entreprise Lejay Lagoutte obtint l’autorisation exclusive d’utiliser la marque Kir.