Chronique à bicyclette : Colombie contrastée et selle made in France

vélo made in France

Voici des nouvelles de nos deux explorateurs à bicyclette : Amandine et Fabien, vous vous souvenez ?

Nous vous parlions lors d’un précédent article de leur projet de parcourir l’Amérique du Sud à vélo et faire rayonner le made in France.

La parole à nos deux explorateurs :

La Colombie en vélo Made in France

Après un mois passé en Colombie, de Carthagène à Ipiales, sur nos vélos équipés version frenchy, nous vous proposons un petit bilan de notre expérience cycliste Colombienne.

Point matériel : Le confort à la française

Quand on part en voyage en vélo au long cours, on craint d’avoir mal aux fesses. C’était notre cas puisque nous parcourons 70 km tous les jours. Pour ces heures de vélo, la seule partie de l’anatomie qui soutient l’ensemble se devait d’être bien accompagnée.

Quand nous avons effectué nos recherches pour construire nos vélos Made in France, nous avons trouvé les selles Gilles Berthoud,  la Rolls Royce des selles, que seul l’anglais Brooks concurrence. Elles sont en cuir, réputées les meilleures sur le long terme tant pour l’anatomie que pour la durée de vie.

Après avoir arpenté quelques kilomètres en Colombie, sur tous types de terrain avec des températures élevées plus de 45 degrés et des taux d’humidité dépassant les 90%, puis dans la pluie et les brouillards de la Cordillère depuis Medellin, rien ne bouge, elles restent impeccables.

Habituellement rodées, terme technique pour dire qu’il faut qu’elles se fassent à votre morphologie. Il faut compter en général 1000 km, sinon ça fait vraiment mal ! et il est quasi impossible de remonter en selle sans souffrir le martyr…

Nous avions un peu roulé avec en France pour s’entraîner, nos selles étaient donc rodées et depuis notre départ de Carthagène, elles se font discrètes et nous n’y pensons même pas.

Invisibles pour nous quand on roule, lorsque le vélo est stationné, elles sont si belles, qu’elles attirent l’oeil ! On ne vous cache pas qu’à certains endroits, on les a cachées des convoitises avec des Mouillères, un système MIF( made in France ndlr) qui protège les selles des intempéries.

Expérience Colombienne :

Nous avons constaté un énorme décalage entre les villes et les campagnes. Nous avons eu l’impression d’un pays à deux vitesses, entre les grandes villes et les centres touristiques où tout est propre, très à “l’occidentale“,  des rues bien éclairées, des centres commerciaux ultra high-tech… Ça contraste énormément avec des endroits beaucoup plus modestes dans les campagnes, où seules les rues principales sont goudronnées. Le reste est de la terre battue avec des cailloux… imaginez quand il pleut…

Globalement, tout est très propre, comme Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature le mentionne d’ailleurs, dans « 100 ans de solitude« . Une habitude nationale nous a amusée, chaque matin, les femmes balaient devant leur porte pour enlever la poussière.

Les chiens sont partout, partout… Pour une écrasante majorité, ils errent dans la rue, défendent le peu de terrain qu’ils considèrent comme le leur… et évidemment, ils grognent, aboient et coursent les cyclistes.

Beaucoup de nos lectures nous indiquaient que le pays était sûr, mais il nous semble important de nuancer. Certes, si l’on reste dans les lieux touristiques, la Colombie peut paraître sécuritaire mais si l’on sort des sentiers battus, inévitable en voyageant à vélo, le pays reste dangereux. Et il faut rester sur ses gardes et être discrets…. ce qui est difficile car nos beaux vélos aux couleurs flashy sont loin de passer inaperçus

Certains endroits magnifiques sont construits de toute pièce pour les touristes, comme Guatapé, une ville reconstruite pour accueillir la population déplacée suite à la construction d’un barrage hydroélectrique. Ils peignent les soubassements des maisons pour que l’ensemble reste joli pour les touristes…

Suite au prochain numéro !

Allez, A bicyclette…