Une imprimante 3D pour reconstituer la peau

soigner la peau avec une imprimante

De récentes expérimentations françaises ont montré qu’il est possible de fabriquer de la peau grâce à une imprimante 3D.

Une start-up Lyonnaise, l’hôpital et l’armée française se sont associés pour réaliser de la bio impression 3D en vue de soigner les grands brûlés.

La peau est extensible, elle s’étire, se rétracte, se gonfle, se lisse. C’est l’organe le plus lourd de notre corps ! Chacun de nous porte sur lui entre trois et cinq kilos de derme et épiderme. C’est une structure extrêmement complexe.

Comment imprimer de la peau ?

Il faut tout d’abord récupérer des cellules de peau saine sur le patient.

Puis, pour ré-imprimer de la peau il faut pouvoir refaire de l’encre ! L’encre est en réalité un gel constitué d’une moitié de polymères animaux et l’autre moitié d’origine végétale dans lequel on disperse les cellules du patient. Une fois le gel prêt, on imprime directement la peau sur la personne à l’aide d’un bras robotique au bout duquel se trouve une petite imprimante qui en se déplaçant produit plusieurs encres simultanément, c’est à dire des tissus graisseux, du derme, et de l’épiderme.

Qui sont les acteurs de cette technologique révolutionnaire ?

L’association et la synergie d’un trio français, lyonnais, public et privé semble fonctionner à merveille.

LabSkin Creations, le Laboratoire des substituts cutanés des Hôpitaux Civils de Lyon et de la Plateforme Technologique Innovante 3d.FAB, viennent de mettre en place un programme de recherche financé par la Direction Générale des Armées afin de déployer au bloc opératoire une imprimante 3D.

En 2016, 3d.FAB en collaboration avec la start-up lyonnaise LabSkin avait déjà bouleversé l’actualité en imprimant des échantillons de peau en 3D. Leur technologie de bio-impression 3D était capable de constituer une peau complète, derme et épiderme, en 21 jours contre 45 jours pour la culture in vitro.

Les étapes à suivre dans les mois à venir verront la validation de cette pratique sur des animaux pour une mise en œuvre d’essais cliniques à l’horizon 2018-2019.
Une révolution franchement bien en marche et ce n’est pas de la science-fiction !

 

Crédit photo : Nastassia-Fotolia