Chronique à bicyclette : L’Equateur en vélo Made in France

A bicyclette Pérou

Dans cette « chronique à Bicyclette » nous suivons depuis 2 épisodes Amandine et Fabien qui traversent l’Amérique du Sud en vélo pendant un an ! Ils sont partis avec un équipement franchement « made in France » et ça roule pour eux en Equateur où leur équipement est mis à rude épreuve. La parole à nos deux aventuriers…

L’Equateur c’est fini ! C’est donc le moment de partager avec vous nos expériences sur le pays, et sur une partie de notre équipement très frenchy.

La traversée Equatoriale à vélo

Pour éviter les chemins trop accidentés, nous avons choisi la facilité et surtout la sécurité en empruntant essentiellement des belles routes goudronnées. Nos pneus français profils roulant de Hutchinson nous ont bien aidés. L’inconvénient est la pollution des véhicules : et oui, ici pas de diesel gate ! Pas de filtres à particules non plus ! Sur la partie nord du pays, de la frontière colombienne à Ibarra, peu de circulation donc peu de soucis ! A partir de Quito, la circulation était plus dense et nous la ressentions fortement dans l’air que nous respirions.
Contrairement à la Colombie, il faut bien anticiper ses réserves d’eau et d’alimentation; les gourdes isothermes ont été d’un grand secours, gardant toujours au frais nos boissons, sous le soleil harassant des montées équatoriennes.

De belles rencontres à chaque étape 

Nous avons été accueillis plusieurs fois chez l’habitant, ce qui nous as donné l’occasion de vivre à « l’équatorienne ».

Coté alimentation, les « Mercato Central » permettent de bien manger et pour pas cher (2,5$ pour une soupe, un plat et un jus). Une des spécialités Équatorienne reste la soupe de pommes de terre, souvent accompagnée d’un avocat et d’un œuf. La soupe de poulet constitue un autre grand classique.

Niveau altitude, nous n’avons pas souffert, si ce n’est parfois une sensation d’essoufflement sur quelques côtes à plus de 3000 m, notamment après Ipiales, et dans la montée après Quito, la capitale de l’Équateur.

Un joli exemple de promotion du « made in local »

Le gouvernement équatorien a lancé une campagne de promotion du « Made in Ecuador », avec un logo pour la promotion de sa production nationale à apposer sur les produits. J’ai regardé de plus près, le processus pour obtenir le droit d’apposer le logo est assez complexe, et l’entreprise doit prouver qu’elle détient soit des bureaux soit une usine sur le territoire, et détailler le nombre de salariés.

Une campagne publicitaire incite les équatoriens à partir en vacances sur le territoire, à acheter des produits locaux, en indiquant le bien fondé des motifs : sauvegarde de l’industrie, emplois, diminution de la pollution. Partout en Equateur, ces panneaux sont visibles le long des routes.

Les pneus français, increvables !

En parlant d’industrie, c’est l’occasion pour nous de revenir sur un élément clé de nos vélos qui nous a bien aidé en Equateur : nos pneus !
Nous sommes équipés avec des pneus Hutchinson. La société, crée en 1890, est un des plus gros employeurs de la région centre. Et leurs pneus sont réputés : 17 tours de France gagnés avec leur pneumatiques, c’est pas des rigolos !

Pour nous, déjà plus de 1 500 km au compteur, et pour les pneus touring/route, rien à signaler. Ils gardent le rythme sur les routes asphaltées le long de la panaméricaine, mais se montrent également polyvalents sur les routes accidentées et pavées de l’Equateur.

On vous donne franchement rendez-vous pour notre prochaine étape au Pérou !

Pour lire les précédentes Chroniques : Chronique à Bicyclette : épisode 1 , le projet et Chronique à Bicyclette : épisode 2, en Colombie