Les boules Quies ont 100 ans !

confort auditif

Les authentiques boules de cire, désormais passées dans le langage commun, ont permis à des générations de dormir, en silence, et sur leurs deux oreilles. Histoire de cette entreprise familiale de la région parisienne qui continue d’innover pour notre quiétude.

La naissance de la « sourdine »

C’est en 1918 que commence l’aventure Quies. A la demande d’une de ses clientes importunée par le bruit nocturne, un pharmacien parisien invente puis commercialise un bouchon d’oreille à base de cire et de coton. L’entreprise Quies (quiétude en latin) est ainsi créée en 1921, et développe la vente de ce nouveau bouchon d’oreille avec la mythique perle rose présentée dans une jolie boîte en aluminium ornée d’un épervier, emblème du silence.

Les Boules Quies sont alors fabriquées de façon artisanale, à la main, par d’habiles ouvrières qui font chauffer des carrés de pâte de cire dans de petits réchauds pour les modeler en forme de billes et les rouler dans un film de coton.

En 1970, l’artisanat cède le pas à la mécanisation avec l’apparition des premières machines qui permettent de gagner en rapidité et fiabilité d’exécution. La matière première a été améliorée mais « la recette reste la même« , explique Olivier Denis Du Péage, actuel président du directoire.

La recette de fabrication

La première étape consiste toujours à faire fondre les gros blocs de cire, dans des cuves chauffées à 95 degrés. La cire fondue est ensuite envoyée dans la salle blanche, pour être transformée en petites boules mais nous n’en saurons pas plus, secret de fabrication oblige ! Une fois façonnées, les boules de cire sont refroidies dans un frigo à 3 degrés puis triées par des caméras sur un tapis avant d’être conditionnées.

Aujourd’hui la société, située en région parisienne, compte 49 salariés et fabrique près de 60 millions de protections auditives par an, soit environ 70% de son chiffre d’affaires.

Quies a rejoint, sans faire de bruit, le club très prisé des entreprises françaises au savoir-faire centenaire !

 

Crédit photo : Alain Jocard, AFP