Effets spéciaux : les français font leur cinéma

Cinéma et effets spéciaux

Quel est le point commun entre la publicité de Panasonic, le jeu vidéo Ghost Recon et le film Valérian ? Ils sont, en partie, tous réalisés par des studios d’animation français. Depuis déjà quelques années, la France est reconnue internationalement pour sa maîtrise des effets spéciaux. Les Américains viennent chercher des experts en France pour réaliser leurs productions hollywoodiennes.

Les tous premiers effets spéciaux

La passion de la France pour l’illusion au cinéma remonte à 1896, quand Georges Méliès crée sa société de production après avoir assisté à une représentation des frères Lumière. Passionné par les automates et la photographie, il dirige un théâtre qui présente de nombreux spectacles de « grande illusion » et de prestidigitation.

Il voit dans le cinéma un moyen de créer du fantastique en animant la photographie. Dès son arrivée dans le 7ème art, Méliès produit des fictions plutôt que des scènes du quotidien. En 1902, il crée le Voyage dans la Lune, encore reconnu aujourd’hui pour être une merveille du cinéma grâce à ses illusions photographiques. Cela fait de Méliès le premier utilisateur d’effets spéciaux au cinéma, utilisant des techniques comme la surimpression, qui permet d’ajouter des images en filmant sur une bobine déjà utilisée.

La « French touch » fait un effet très spécial

Non, on ne se fait pas de films ! Les français sont très connus pour leurs exploits en effets spéciaux cinématographiques. Les séries à grands budgets comme American God ou les productions Hollywoodiennes à l’instar de Jackie font appels à des studios français. Ils ont tous leur spécialité. Entre la motion capture, le décor virtuel ou la fusion entre image animée et réelle, il y en a pour tous les goûts !

Le studio BUF est spécialisé dans les scènes de rêves et les innovations cinématographiques. Il a, par exemple, modélisé des hologrammes d’Elvis Presley et créé de la neige en post-production pour Blade Runner.
Solid’Anim, studio basé à Angoulême, est spécialisé en capture de mouvement ou « motion capture », qui permet d’équiper un acteur de capteurs afin de la modéliser et avoir un mouvement le plus naturel possible. Dans le nouveau film « Croc Blanc », on a réalisé la motion capture sur un chien.

Le futur de l’effet spécial en France

En 2016, 4 écoles du top 10 des meilleures écoles de cinéma d’animation sont françaises. On y compte les Gobelins de Paris en 1ère place et Rubika à Valenciennes en 4ème place pour les plus connues. Les étudiants de ces écoles trouvent un emploi plus facilement à l’étranger qu’en France, notamment à Hollywood où est convoité leur savoir-faire. Netflix, avec ses 800 projets prévus jusqu’en 2025, devrait être à l’affût.

Du Voyage dans la Lune à Star Wars, en rembobinant, les français sont présents dans le monde du grand écran. Et ça c’est Franchement bien !

Gautier Monomakhoff

Crédit photo : Solid’Anim