La calculatrice, une invention française

La Pascaline

Cocorico, c’est Blaise Pascal, le célèbre philosophe et mathématicien français qui crée la première calculatrice au monde en 1642, à l’âge de 19 ans. D’où vient cette invention qui sera la semaine prochaine sur toutes les tables des épreuves du bac ?

L’histoire de la Pascaline

C’est en 1642, que Blaise Pascal, âgé de dix-neuf ans, confectionne une machine qui va le faire connaître du grand public. Pour aider son père, collecteur des impôts à Rouen, le jeune Blaise conçoit une machine mécanique à calculer.  C’est la première connue dans l’histoire capable de réaliser additions, soustractions, multiplications et divisions par répétitions.

C’est en 1645, après trois ans de recherche et cinquante prototypes, que Pascal présente sa première machine en la dédiant au chancelier de France, Pierre Séguier. Durant dix ans, Pascal construit vingt Pascalines, en les perfectionnant. Louis XIV, en promulguant un privilège royal, octroie à Pascal l’exclusivité de la production de machines à calculer en France.

La réussite de la Pascaline

La machine arithmétique de Blaise Pascal a été pionnière : la première à posséder un reporteur qui permettait la progression effective des retenues en cascade, la première machine à calculer utilisée dans un bureau et la première à être commercialisée. La Pascaline est ainsi devenue la seule machine à calculer décrite en 1751 dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, et la première disponible chez un distributeur « le Sieur de Roberval », professeur de mathématiques au Collège Maître Gervais qui la fera découvrir, vendre et en enseignera l’usage. Enfin, c’est la première machine arithmétique à avoir été reproduite : sa première copie a été faite par un horloger de Rouen avant 1645.

Aujourd’hui, il ne reste que huit machines originales connues dans le monde; son principe est toujours appliqué de nos jours, notamment dans les mécanismes des compteurs kilométriques des automobiles.

Alors franchement, Blaise Pascal, pour votre génie, 1000 fois merci !

Amadeu Santos

Crédit photo : Heinz Nixdorf Museums