Les crêpes dentelles à croquer

Gavottes_Franchementbien
Gavottes_Franchementbien

Quimper à la fin du XIXème siècle, une crèpe oubliée dans une poêle, un petit coté craquant qui plait… la crèpe dentelle Gavotte est née.  Elle est fine, croustillante et légère, un régal !Une famille française décide un jour de reprendre l’entreprise bretonne qui les fabrique depuis 1920 et de réveiller cette belle endormie.

On est en 1990, Christian Tacquard, son épouse, Marie, et leurs deux enfants rejoignent définitivement la Bretagne.  Il réunit en quelques semaines les 4 millions d’euros nécessaires à la reprise en faisant appel à la Société de développement régional de Bretagne, l’ancêtre de bpifrance, qui lui prête 450.000 euros pour compléter des économies personnelles du même montant. Les autres banquiers suivent sans difficulté.

L’homme d’affaires a repéré les forces de la société qu’il vient de racheter : des produits originaux et de qualité, difficiles à égaler – le procédé de fabrication des crêpes dentelles est breveté – et une marque à qui il ne manquait plus qu’une stratégie ambitieuse pour la faire mieux connaître. Le nouvel actionnaire s’y emploie. Il crée des crêpes dentelles au chocolat, au caramel, puis au goût salé et force le trait à l’international. Si bien qu’aujourd’hui 50 % des ventes des Gavottes se réalisent hors de France, partout en Europe, en Amérique du Nord, en Asie. Le savoir-faire de cette société labellisée Entreprise du patrimoine vivant  attire des consommateurs de plus d’une cinquantaine de pays.

A partir de la réussite des Gavottes, Christian Tacquard va rapidement constituer un petit empire familial Loc Maria. Il rachète successivement Les Galettes de Pleyben, les biscuiteries Gaillard, Rougier, Alizé et… Bühler, la petite affaire de ses débuts, dont il était sorti. Des investissements dans l’usine et un agrandissement ainsi qu’une dizaine de postes sont créées en 2016.

Une belle réussite à la française.