Promenade bretonne dans les îles françaises

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Du sable blanc, les vocalises des mouettes, l’ombre de la végétation… L’envie de vivre reculé du monde sur un îlot guette souvent le nostalgique des fins de vacances. Et pour assouvir un besoin d’ailleurs, inutile de s’échouer à des milliers de kilomètres de l’Hexagone : la France compte bien des îles en quête de nouveaux Robinson, plus particulièrement en Bretagne.

Belle-Ile-en-mer, rendue célèbre par la chanson de Laurent Voulzy et les écrits de Flaubert, est la vitrine de ces petits bouts de France de l’Atlantique, à quelques kilomètres seulement des côtes métropolitaines. Avec 10 kilomètres de largeur pour 17 kilomètres de longueur, « la bien nommée » et ses 4 communes fendent la mer de ses paysages qui en ont inspiré plus d’un : champs colorés, criques aux saveurs méditerranéennes, dunes, sans oublier les falaises escarpées, qui raviront les amateurs de plongée.

Et un trésor morbihannais peut en cacher un autre. A six kilomètres au sud-ouest de Vannes, dans le golfe du Morbihan se trouve l’île d’Arz, 242 habitants, surnommée « l’île des capitaines », tant ses résidents ont été nombreux à s’engager pour la marine nationale. Avec sept autres îles pour 330 hectares, la commune est connue pour son moulin à marée, daté du XVIème siècle, aujourd’hui entièrement rénové par une équipe de talentueux bénévoles. L’île d’Arz attire aussi les passionnées de voile, où les plages deviennent un grand terrain de jeu. Elles ont d’ailleurs vu naître le talent de Franck David, champion olympique de planche à voile à Barcelone en 1992.

Dans le Finistère, au sud de la ville de Fouesnant, l’Archipel des Glénan (non, il n’y a pas d' »s » à la fin…) fait partie des trésors de la région bretonne. Avec 11 îles principales, les Glénan ont plutôt tendance à nous rappeler les doux paysages des Seychelles : longues plages d’un blanc immaculé, lagons avec l’eau la plus cristalline de Bretagne, végétation basse… Placé en zone protégée, l’archipel détient une biodiversité marine et terrestre d’une grande pureté, qui s’explique par son isolement, souvent loin de l’activité humaine. Seule une école de voile et quelques habitations se trouvent sur ce joyau breton, le plus sauvage de la côte, avec comme point de rendez-vous la magnifique plage de l’île de Saint-Nicolas.

Et comment terminer cette promenade, sans citer Ouessant, figure emblématique et plus connue de ces « cailloux » paradisiaques bretons.

Autant de petites perles franchement bien paradisiaques à découvrir en Bretagne.

Simon Aiguedieu