Souriez, vous pouvez (presque) vous chausser français !

chaussures francais

uttAutant l’annoncer d’emblée : depuis la mort des marques Stéphane Kélian et Charles Jourdan, trouver des chaussures Made in France relève de l’effort militant, mais vous verrez qu’il est gratifiant.

Comptez Mesdames sur une paire de ballerines Repetto, ou, plus pointues (dans tous les sens du terme) des Robert Clergerie pour fouler le sol en Made in France (qui proposent également des modèles Messieurs). Servant également les deux sexes : les Paraboot récemment relocalisées ou les fameuses JM Weston.

Il s’agit plutôt là d’institutions historiques. Peu de « start-up » décident de réapprendre à des ouvriers français le sachetto (une technique de piquage qui ne se fait plus qu’au Portugual, au plus près) et souvent, la chaussure ou les sneakers sont « designées » en France mais fabriquées ailleurs. A l’instar des Camper, made in China et pourtant « imaginées » en Catalogne, idem pour les Clarks, et pour une bonne partie des Doc Martens qui toutefois proposent une ligne 20% plus cher estampillées made in UK.

En revanche, réjouissez-vous car au pays de la charentaise, on soigne l’élégance intérieure. Outre la version grands-parents de Rondinaud (j’ai du faire du tri pour trouver un modèle hipster-friendly), regardez moi cette ManufactureDegorce ou encore Soft’In. Ca ne vous donne pas envie d’être casanier ET patriote ?

D’après le guide Made In Emploi de Charles Huet, les leaders de la fabrication française encore en activité sont le groupe Eram (Bocage, France Arno) et Kickers (qui a depuis tout délocalisé en Espagne et Portugal) mais il s’agit d’une production partielle. Dès lors, autant ne pas traquer la provenance paire par paire et profiter d’internet pour pratiquer le shopping bleu-blanc-rouge : quelques sélections pour les investissements de votre dressing messieurs : de charmantes boots pour le bureau chez Jacques & Demeter, de quoi marcher casual le week-end chez Empreinte.

Mesdames, le patriotisme se chausse plutôt en été avec les mythiques tropéziennes K-Jacques et les Valérie Salacroux…Mais par tous les temps une paire de bottes camarguaises mettra tout le monde d’accord.

Comble de l’ironie, en me documentant pour cet article je suis tombée sur la réussite de la PME charentaise Ferrand dont j’ai voulu acquérir une paire de ballerines : la marque n’a ni boutique ni eshop en France,  trop focalisée qu’elle est sur le marché…chinois pour lequel elle emploie Sophie Marceau comme égérie.