BIC, 3 objets jetables et un succès planétaire

Bic, c’est d’abord l’histoire d’un simple mais génial stylo à bille… dont l’idée germa en 1945 dans la tête du baron Marcel Bich (1914-1994) et de son associé Edouard Buffard (1908-1996).

Bich et son associé font le pari de commercialiser une pointe-bille jetable au prix modique de 50 centimes. Après deux ans de recherches dans leur usine de Clichy à côté de Paris,  ils lancent en 1950 le stylo bille « Bic Cristal », sous la marque « Bic ». Ce stylo à bille ressemble à un crayon muni d’un capuchon dont la couleur annonce la couleur de l’encre. La consommation de l’encre peut être suivie grâce à la transparence du tube souple qui la contient et du tube rigide à section hexagonale qui en constitue l’enveloppe.

Bic entre dans le club très fermé des marques devenues noms communs. Il conquiert le monde et inaugure l’ère du jetable et de la société de consommation. Il devient monnaie d’échange pour les touristes occidentaux qui visitent les pays du bloc soviétique. Il est l’auxiliaire modeste de l’alphabétisation des pays les plus pauvres. Cet objet, si simple mais révolutionnaire à l’époque de sa création, figure dans les collections de design contemporain de nombreux musées. Plus de 100 milliards de stylos Bic ont été vendus à travers le monde.

Puis viennent le briquet et le rasoir…

L’histoire continue avec deux produits jetables qui sont également des succès planétaires. En 1973, la société lance le briquet BIC. En 1975, le rasoir BIC.

Et la société Bic aujourd’hui ?

L’ entreprise est présente dans près de 160 pays du monde. En 2014, elle réalise un chiffre d’affaires qui frôle les 2 milliards d’euros, dont 42% en Amérique du Nord et 26% en Europe. La société possède à ce jour 20% du marché des rasoirs aux Etats-Unis et en Europe. 46 millions de produits Bic sont choisis chaque jour dans le monde. La famille Bich détient toujours plus de 40% du capital de la société.

Un succès français planétaire bien géré et franchement bic !