Fello’fly : Airbus fait comme l’oiseau

Airbus comme l'oiseau

La profession aérienne s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50% à l’horizon 2050. Airbus se penche sur le biomimétisme et les oiseaux migrateurs pour présenter son projet baptisé Fello’fly. Le projet parait simple : faire voler deux avions de même type en formation, pour limiter la consommation de carburant. Une économie jusqu’à 10 % de carburant par voyage et une diminution du CO2 émis. Une franchement bonne idée pour la planète et l’environnement.

Mais pourquoi Airbus s’inspire-t-il des oiseaux migrateurs ? Tout simplement parce que ceux-ci volent en formation groupée. C’est un plan de vol qui fait toute la différence ! L’oiseau en tête de peloton crée un sillage, un mouvement d’air tourbillonnant contenant de l’énergie cinétique qui permet aux “suiveurs” de bénéficier des turbulences créées et de rester en l’air en dépensant beaucoup moins d’énergie.

Le vol en V comme victoire environnementale

Airbus avec le projet baptisé fello’fly s’appuie sur le principe du vol des oies migratrices. Concrètement, le constructeur aéronautique européen propose de faire voler deux avions pour économiser du kérosène. L’avion suiveur, à 3 km du premier profite de son sillage, augmente sa portance et réduit sa consommation. “On pourrait ainsi économiser de 5 à 10% de carburant par voyage”, selon Sandra Bour-Schaeffer, Directrice de l’activité démonstrateurs de l’avionneur. Ainsi le groupe Airbus permet d’aider les compagnies aériennes à réduire non seulement leur consommation de carburant de l’ordre de 5 à 10% par voyage, mais aussi les émissions de CO2.

En 2020, Airbus devrait lancer les premiers tests concernant le nouveau démonstrateur, avec deux Airbus A350. Au vu du potentiel du projet sur l’aéronautique et de l’impact environnemental, Airbus a un objectif ambitieux de mise en service, vraisemblablement en 2025 !

Reste qu’en aéronautique, avec des appareils de plusieurs centaines de tonnes évoluant à plus de 800km/h, ce type de vol ne laisse rien au hasard. Airbus travaille sur des solutions techniques qui impliquent “des fonctions d’assistance aux pilotes nécessaires pour s’assurer que l’avion reste positionné en toute sécurité dans le courant ascendant de l’avion qu’il suit, en maintenant la même distance et une altitude constante”, indique Sandra Bour-Schaeffer.

Au jeu de l’oie, Airbus vire en tête

Ce nouveau projet de démonstration renforce la position d’Airbus dans un domaine dans lequel elle investit beaucoup et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et la valorisation des technologies émergentes, contribuant directement à la réduction durable des émissions.

Pour “marier les vols”, il faudrait développer une application qui permette aux compagnies de se répartir le bénéfice des économies d’énergie entre l’avion de tête et les suivants. “L’idée du vol en V existe depuis longtemps et des travaux ont déjà démarré”, concède Sandra Schaeffer, “mais c’est le moment de la mettre en œuvre, car on a désormais des instruments de suivi du trafic comme jamais”.

Souhaitons à ce projet une franchement belle envolée.

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