Une basket à partir de plastiques de nos océans

Chaque minute dans le monde, l’équivalent d’un camion poubelle rempli de plastique est déversé dans les océans. C’est ce triste constat qui a fait réagir nos deux Marseillais. Valoriser le ramassage des déchets plastiques des océans et recycler cette matière pour en faire des baskets ? En voilà une franchement bonne idée qui a donné naissance à l’initiative Corail. Rencontre dépolluante avec Alexis Troccaz et Paul Guedj.

Le déclic des deux fondateurs a eu lieu à Marseille. Ils entendent parler des déchets plastiques qui ont une action dévastatrice sur le corail.

Sur les 300 millions de tonnes de plastique produits chaque année, plus de 10 millions de tonnes finissent dans les océans.

Tous deux adeptes de sneakers, ils ont l’idée de lancer un projet pour nettoyer la mer de ses déchets plastiques et fabriquer des baskets avec cette matière recyclée.

Pourquoi Corail ? Choisi en référence à l’animal marin du même nom, les créateurs de ce projet voient le corail comme le symbole de la pollution plastique, un facteur reconnu du blanchissement des coraux.

Avec un nom aussi percutant, l’opération vise ainsi à sensibiliser la population à la pollution plastique des coraux.  Paul Guedj, co-fondateur nous explique : « avec ce nom, nous voulons marquer les esprits et rendre la marque accessible. »

Du repêchage au tissage : itinéraire d’une chaussure au pied marin

Le repêchage du plastique est effectué par des pêcheurs de la cité phocéenne. Il est ensuite trié, broyé, lavé puis transformé en fil de polyester à Porto dans un petit atelier artisanal. Toujours au même endroit, le fil est ensuite tissé sur les baskets.

A côté du procédé de fabrication de baskets, CORAIL  a également lancé l’initiative « Nique pas ta mer ». Cette dernière consiste en une opération de pêche de plastique en mer, au large de Marseille, grâce à un chalut récupérant les macro-déchets flottants.

Le premier modèle de baskets, baptisé « La Marseille », est la première pièce de l’édifice Corail. 100% végan, la basket et ses lacets sont fabriqués à partir de 8 bouteilles repêchées en mer. La semelle, quant à elle, est composée de 70% de plastique recyclé et de 30% de caoutchouc naturel.

Les fondateurs franchement engagés, souhaitent, à terme, que tous les produits soient issus de la pêche du plastique. “C’est la raison d’existence de notre marque, nous glisse l’un d’entre eux, nous ne voulons pas être une marque donneuse de leçons, mais accessible tout en restant positive et en faisant avancer les choses”.

Une initiative qui donne franchement envie de redonner des couleurs au Corail !

Crédit photo : Corail
Et pour ne manquer aucune actualité et article, sur ce qu’il se passe de Franchement Bien en France, c’est franchement simple, inscrivez votre adresse mail ici>>