Une vieille dame ressuscitée

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La Redoute, la vieille dame de la VPC (vente par correspondance) est ressuscitée. Créée en 1837, c’est l’une des marques les plus connues de France, bénéficiant d’un taux de notoriété de 99 %. Avec des pertes de 50 millions d’euros par an, et près de 300 millions cumulés de 2009 à 2014, La Redoute semblait pourtant condamnée.

Le ­projet d’une nouvelle équipe dirigeante issue de l’entreprise et devenue actionnaire majoritaire est de transformer ce géant de la VPC en véritable « e-commerçant » avec un slogan : « Le style à la française », et la ­vocation de « déringardiser » la marque, tout en maintenant des prix accessibles. Les jouets, le sport et le gros électroménager disparaissent, tandis que l’homme, la lingerie, les chaussures et l’enfant sont cantonnés à des catalogues spécialisés. L’énorme catalogue de 1 300 pages, lui, emblème historique de la maison, a été arrêté à l’automne 2015, pour laisser la place au site et à de plus petits catalogues ciblés.

Pour la maison et le meuble en particulier, via La Redoute intérieurs et AM.PM, tout est conçu en interne, grâce à une équipe de 80 designers et à des collaborations avec des créateurs. Trois boutiques de décoration ont ouvert, en plus du Web, et donnent de bons résultats.

Restait à se battre sur Internet avec des armes équivalentes à celles des concurrents, notamment au niveau du service, le point le plus crucial.  50 millions d’euros ont été investis dans un tout nouvel entrepôt, à 300 mètres du précédent, doté de la meilleure logistique d’Europe. « Quai 30 » doit permettre de préparer une commande en deux heures, au lieu d’un jour et demi à deux jours auparavant, et de livrer partout en France le lendemain.

2000 emplois sauvés et des résultats qui vont franchement dans le bon sens !