La renaissance du recyclage alimentaire grâce à Phénix

plateforme anti gaspi alimentaire

En France, le gaspillage alimentaire coûte entre 12 et 20 milliards d’euros par an. Face à tant de gâchis, la start-up française Phénix donne une seconde vie aux produits et au surplus alimentaire en permettant à chacun de s’inscrire dans une démarche économique plus respectueuse des ressources, plus responsable et solidaire.

Objectif zéro déchet

Créée en 2014 et implantée aux quatre coins de la France, Phénix est la reine de l’anti-gaspi. Elle s’adresse aux sociétés de grande distribution et aux industriels en proposant des solutions pour réduire le gaspillage et recycler les déchets.

Générant ainsi des gains économiques importants, Phénix permet à ses clients de donner une seconde vie à leurs produits avec comme seul objectif le « zéro déchet ».

Jean Moreau et Baptiste Corval, les 2 cofondateurs, ciblent les plus gros acteurs de la distribution alimentaire, dont les produits invendus représentent un coût estimé entre 500 et 2 000 euros. Quatre ans plus tard, 900 enseignes utilisent les solutions, dont une plateforme mise au point par la start-up pour optimiser le recyclage des invendus et déchets tout en construisant un business innovant.

Un engagement économique et social

D’un point de vue social, la petite entreprise réunit de nombreuses associations caritatives telles que le Secours Populaire, La Croix Rouge ou les Restos du Cœur en prenant en charge gratuitement l’organisation de la collecte alimentaire auprès des grandes surfaces.

Comme l’explique Jean Moreau, “le surplus des uns devient la matière première des autres : c’est le principe de l’économie circulaire”. En d’autres termes, l’économie réalisée est importante puisque l’on ne traite plus les déchets ! Autre action positive, les aliments que l’on ne peut plus consommer prennent le chemin vers les animaux et alimentent certains zoos, centres équestres ou SPA.

D’un point de vue économique, les fournisseurs de la plateforme bénéficient de plusieurs avantages : ils réduisent les coûts de traitement des déchets habituellement payés aux organismes de collecte (Véolia, Suez…), et bénéficient d’une déduction fiscale sur les opérations de don. Comme le cite Jean Moreau « On va vous aider à gagner de l’argent tout en vous débarrassant de vos déchets »,

Une affaire à suivre

Récompensé pour sa lutte contre le gaspillage alimentaire, Jean Moreau déclarait à Challenges qu’il souhaite que la sa start-up devienne « d’ici cinq à dix ans une alternative à Suez, Véolia, Paprec. »

En novembre dernier, l’entreprise a levé 15 millions d’euros pour accélérer son développement à l’international et étendre son activité pour changer d’échelle. Elle a vite grossi et crée 40 CDI avec un chiffre d’affaires en constante augmentation.

Franchement malin et écolo ce phénix !

Elisa Humann.

Crédit photo : Phénix

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