Malongo, de la petite brûlerie au commerce équitable

café

Le groupe français Malongo fête ses 85 ans d’existence cette année. Le torréfacteur des Alpes-Maritimes est reconnu pour la qualité de ses cafés «torréfiés à l’ancienne » et pour son engagement pionnier dans le commerce équitable aux côtés des petits producteurs. Jean-Pierre Blanc, son directeur général, nous raconte son engagement et comment la marque s’est développée sur des valeurs humaines.

De la brûlerie au grand torréfacteur

C’est en 1934, dans une petite brûlerie au cœur de Nice que naissent les cafés Malongo. La marque se fait connaître dans les années 50 grâce à l’émission satirique “Le Pastrouil de Tante Victorine” diffusée sur Radio Monte-Carlo, dont elle est le sponsor.

En 1952, en rachetant deux de ses concurrents, Malongo devient la Compagnie méditerranéenne des Cafés. Avec 40 tonnes de café distribuées dans un rayon de 100 km, elle est alors le premier torréfacteur des Alpes-Maritimes.
L’entreprise développe ses cafés haut de gamme dans l’hôtellerie et la restauration, se lance dans la grande distribution et s’associe à la maison Rombouts, torréfacteur belge en 1968. L’actuel directeur, Jean-Pierre Blanc, prend les commandes de l’entreprise au début des années 80 et l’usine est alors transférée à Carros-Le-Broc.

Malgré des années difficiles, liées aux fortes hausses des cours du café, l’entreprise familiale va miser sur ce qu’elle sait faire de mieux : la qualité.

Lancement des boîtes métalliques sous-vides dans les années 60, création des boutiques de dégustation Les Malongo Cafés et des Pures origines dans les années 80, développement des cafés issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique dès 1992, création d’une machine à doses 1,2,3 Spresso® en 1997, relance des filières dans les pays producteurs…Malongo a toujours un coup d’avance et un goût d’excellence.

Le champion du Commerce équitable

Chez Malongo, la qualité n’est pas un vain mot : torréfaction à l’ancienne, en 20 minutes, lente et progressive ; conditionnement sous-vide immédiat; transport des cafés verts en sac de jute ; conditions de stockage et de transport optimales… Mais surtout l’entreprise parcourt le monde à la recherche des meilleurs crus .

« Le café des petits producteurs répond à notre demande, explique Jean-Pierre Blanc. On est sur des cafés d’altitude, produits sous-ombrage, avec des cerises récoltées à la main… D’où notre engagement, aux côtés des coopératives, auprès de petits producteurs aux conditions du commerce équitable, et sur le long terme. »

Et pour cela, Malongo est prêt à y mettre le prix ! Le référentiel Fairtrade Max Havelar impose un prix minimum garanti, quelles que soient les fluctuations des prix en bourse.

« Aujourd’hui, on est à 1,60 $ la livre de café vert comme prix minimum garanti en incluant la prime de développement, sans compter la prime à l’agriculture biologique (30 cts/livre) … Sur une boîte de café “Les Petits Producteurs” vendue en grande distribution, ça représente 33 % du prix final ! »  

Malongo sélectionne 70 origines de café vert et torréfie plus de 8 000 tonnes dans l’année. Les cafés issus du commerce équitable représentent 60 % des volumes importés et le quart des volumes ont la certification “Agriculture biologique”.

Dans l’entrepôt, les cafés des petits producteurs du Laos, du Mexique, d’Éthiopie côtoient le Blue Mountain de Jamaïque ou le Bourbon pointu de Nouvelle-Calédonie : un voyage d’arôme sur tous les continents pour les amateurs de café.

Un grain de café au marché des géants

L’une des marques de fabrique de Malongo, c’est aussi la formation. « Comprendre le café, c’est comprendre qu’il y a toute une chaîne de valeurs derrière. »

Malongo organise, depuis 25 ans, le Concours national du jeune professionnel du Café, ouvert aux lycées hôteliers. Un partenariat est monté avec l’Éducation nationale pour former les professeurs sur les connaissances techniques et économiques. En 2012, un centre de formation est créé au Mexique pour former les producteurs sur des itinéraires biologiques performants.

Dans un secteur dominé par des géants, le petit français Malongo tire son épingle du jeu en misant sur l’innovation. Malongo investit chaque année 1,5 million d’euros en Recherche et développement.

« On est le premier intervenant du commerce équitable en France, mais on représente entre 3% et et 4% des parts de marché de café en grande distribution. »  

Malongo est l’une des premières entreprises des Alpes-Maritimes à avoir obtenu le label Patrimoine Vivant en 2009. L’entreprise est aussi lauréate du Prix Entreprises et Environnement du ministère de la Transition écologique, dans sa catégorie « Initiatives et management du développement durable ».

On se souvient de la voix de Richard Borhinger : « Le cœur des hommes bat dans Malongo. » Chez Franchement bien, après cette enquête, on l’entend franchement battre !

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